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Un guide-résumé :
Qu'est-ce que l'instabilité articulaire?
Une instabilité est présente lorsqu’une articulation se déplace trop loin, sans aucune résistance des structures qui l’entourent.

Campus de neurochirurgie :
Source: Campus de neurochirurgie (France)
« […] l’entorse cervicale est une entité clinique et radiologique bien définie. En effet l’entorse cervicale se définit par l’atteinte partielle des segments mobiles rachidiens (distention ou déchirure ligamentaire) amenant à une instabilité segmentaire. »
Les risques associés à l'instabilité craniocervicale
L'instabilité craniocervicale entraîne des lésions nerveuses qui peuvent menacer le pronostic vital et fonctionnel.
Diagnosis and Treatment of Cervical Spine Clinical Instability
Source: Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy 2001
« L’instabilité clinique se définit comme l’incapacité de la colonne vertébrale, sous charge physiologique, à maintenir un schéma de mouvement normal, de sorte qu’il n’y ait aucun dommage ni irritation neurologique, aucun début de déformation, et aucune douleur incapacitante. » (traduit par USPIC)
Neurological and Spinal Manifestations of theEhlers–Danlos Syndromes
Source: American Journal of
Medical Genetics
The ILC Foundation
Toronto 2017
Dr. Fraser C. Henderson, MD: Differential Diagnosis of Headaches in the EDS and Chiari Population
(Dr Henderson nous parle entre autres d'instabilité cervicale)
Étiologie
Spinal Instability and Spinal Fusion Surgery
Source: Medscape
Évaluation et traitements non chirurgicaux
Traumatisme du rachis Source: DOCPLAYER Orthopédie, F. Zadégan, T. Lenoir, Maloine; Neurologie, T. Drouet, A. Nguyen Kim, Maloine.
« des radiographies normales n’éliminent pas une entorse grave.»
Symptômes
Neurological and Spinal Manifestations of the Ehlers–Danlos Syndromes Source: American Journal of
Medical Genetics
« Symptômes par ordre décroissant :
1. Intolérance aux postures statiques prolongées
2. Fatigue et incapacité à tenir la tête
3. Mieux avec un soutien externe, incluant mains ou collet
4. Fréquent besoin d’auto-manipulation
5. Sensation d’instabilité, tremblement, ou manque de contrôle
6. Épisodes fréquents de crises aiguës
7. Douleur aiguë, possiblement avec mouvement soudain
9. Cou coince ou bloque avec les mouvements
10. Mieux dans une position sans charge, telle que couchée
11. Sensation d’accrochage, de cliquetis, de craquements ou de “pop”
12. Histoire passée d’atteinte ou de trauma au cou
13. De simples gestes provoquent des symptômes
Les symptômes peuvent être différents mais les signes cliniques les plus fréquents sont :
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Sensibilité dans la région cervicale
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Douleur référée à l'épaule ou dans la région paraspinale
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Radiculopathie cervicale
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Myélopathie cervicale
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Maux de tête
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Spasme des muscles paraspinaux
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Diminution de la lordose cervicale
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Douleur au cou aux postures prolongées
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Hypermobilité et sensation de fin de mouvement vide aux tests de mouvement passif
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Faiblesse musculaire cervicale (multifidus, longus capitis, longus colli) » (traduit par USPIC)
Examens d'imagerie médicale
Les radiographies en mouvement portent plusieurs noms :
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Vidéofluoroscopie,
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Radiocinégraphie,
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Digital motion x-ray (DMX)
TRAUMATOLOGIE DU RACHIS (FRANCE) Source: Campus de neurochirurgie (France)
« Les clichés dynamiques : il ne faut les faires que dans un deuxième temps lorsque l'on est sûr qu'il n'y a pas de gros dégats osseux comme une fracture instable. Ils permettent de rechercher une entorse ou une luxation spontanément réduite mais instable et pouvant entrainer des lésions secondaires neurologiques si elles sont méconnues. Ces clichés dynamiques se font en flexion et en extension forcée. Recherchent une inégalité des interlignes articulaires qui signe une atteinte discoligamentaire. »
Examens pouvant déceler une instabilité craniocervicale ou une instabilité atlantoaxiale
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CT-Scan rotationnel en rotation cervicale max, en flexion, en extension
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CBCT-scan debout (cone-beam CT, en français "tomographie à faisceau conique", une technologie utilisée par les dentistes canadiens)
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IRM couché standard
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IRM debout en flexion cervicale, puis en extension (le facteur debout permet de vérifier l'impact de la gravité, ou poids de la tête sur le cou, puisqu'il s'agit d'une position particulièrement problématique chez les patients atteints d'ICC)
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DMX en flexion-extension cervicale
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DMX en inclinaison latérale avec bouche ouverte
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Angio-TDM (ne décèle pas l'instabilité, mais ses comorbidités vasculaires)
Mais aucun de ses examens ne décèlera une ICC ou IAA sans radiologiste formé pour savoir correctement les reconnaître.